République Démocratique du Congo projet Lutte Intégrée 02 : Les thrips sur le manioc: Recherche sur leur écologie et les possibilités de lutte

Durée de vie du projet : 3 ans

But/ objectif du projet : 1) Etudier le mode de vie des thrips sur le manioc et autres plantes hôtes ainsi que celui des auxiliaires qui leur sont associés ; 2) Evaluer leur impact sur le manioc, 3) Evaluer la résistance vis à vis des thrips dans les variétés de manioc au sein du germoplasme disponible au Programme National Manioc de l’INERA ; 4) Rendre les variétés résistantes disponibles auprès des paysans/fermiers de la province du Bas-Congo pour utilisation dans la lutte intégrée contre les thrips.

Contexte/description succincte du projet: Les thrips sont des petits insectes thysanoptères qui colonisent les feuilles de manioc sur lesquelles ils provoquent des dégâts allant d’une simple décoloration chlorotique ou argentée le long des nervures suivies des perforations du limbe des feuilles, à une production désordonnée des bourgeons en passant par un raccourcissement des entrenœuds. On observe aussi un traumatisme sur la tige et distorsion en cas de fortes infestations. Vu l’importance des dégâts sur la plupart des variétés utilisées et leur répartition spatiale dans la contrée, il était impérieux de porter une attention à ces nouveaux ravageurs.(b) Les thrips du manioc étaient observés pour première à la station de recherche de l’INERA-Mvuazi, au cours de la campagne agricole 1997-1998. Au début leurs dégâts étaient confondus à ceux de l’acarien vert. Ce n’est que plus tard que ces dégâts leurs ont été attribués.  Les échantillons de thrips récoltés à Mvuazi étaient expédiés à IITA-Bénin pour identification.  Cette identification a permis de savoir que les thrips de M’vuazi appartiennent   au genre Frankliniella. L’espèce n’est pas encore déterminée jusque là. Les évaluations préliminaires des pertes que ces ravageurs infligent à la culture ont indiqué que celles-ci peuvent atteindre 50% sur les variétés sensibles. Etant donné que les efforts se font pour résoudre le problème de la mosaïque, qui, quand associée à la souche virulente ougandaise cause des pertes énormes sur la production du manioc, une contrainte supplémentaire serait un désastre pour les  paysans producteurs du manioc. Souvent les boutures de manioc attaquées par les thrips sont de mauvaise qualité. Les recherches nécessitent donc d’être menées sur ce ravageur encore inconnu de beaucoup d’agriculteurs, mais qui prend de plus en plus de l’ampleur, pour une bonne compréhension sur son mode de vie, son impact sur la culture  et sur les possibilités de lutte.

Zones écologiques ou localité du projet : Les zones de culture du manioc dans la province du Bas-Congo où les dégâts dus aux thrips étaient observés pour la première fois, plus précisément dans le site de M’vuazi, station  de l’INERA. Les études pourront s’étendre au Plateau Batéké où les symptômes de ces ravageurs ont aussi été observés. 

Résultats attendus : 1) Le mode de vie sur le manioc sera connu pour faciliter les travaux de recherche, 2) Les variétés résistantes aux Thrips seront identifiées et distribuées aux paysans, 3) Les insectes ennemis naturels (arthropodes et pathogènes) seront identifiés et testés pour une lutte biologique éventuelle, 4) La production du manioc connaîtra une amélioration.

Impact potentiel et bénéficiaires du projet: 1) La production du manioc va s’améliorer et par conséquent augmenter le revenu du paysan agriculteur et son bien être dans les sites du projet. 2) Amélioration de la qualité des boutures saines produites dans le cadre de la lutte contre la mosaïque.

Partenaires du projet: Programme National Manioc (PRONAM) ; INERA (Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomiques). Les associations paysannes de M’vuazi et Kolo

Investisseurs/bailleurs de fond du projet : INERA – M’vuazi/ PRONAM

Investigateur principal/personne contact : Kasongo Tata-Hangy ; tatahangy@yahoo.fr et Mme Marie TUWIZANA