République Démocratique du Congo projet Lutte Intégrée 01 : Mise au point des stratégies pour réduire les dégâts de la cochenille africaine des racines et tubercules (CART) sur le manioc dans les zones de forêt secondaire du Bas-Fleuve en République Démocratique du Congo (RDC)
Durée de vie du projet : 3 ans
But/ objectif du projet : 1) Evaluer différentes pratiques culturales (tant en terme d’association culturale que de la préparation de terrain pour le nouveau champ) susceptibles de réduire les infestations de la CART sur le manioc et les intégrer à la résistance variétale pour un contrôle plus efficace du ravageur et l’amélioration de la production du manioc et du revenu des paysans dans cette écologie de forêt où la CART est endémique. 2) Introduire plusieurs gênes du manioc dans les zones ou sévit la CART pour une bonne diversité génétique en vue d’un bon criblage des clones présentant une résistance à ce ravageur.
Contexte/description succincte du projet: La CART (Stictoccocus vayssierei Richard) est un ravageur observé sur le manioc dans les zones forestières en RDC. Il colonise les parties souterraines de la plante, sur lesquelles il se nourrit pendant tout son cycle de vie. Sa présence était signalée pour la première fois dans le District du Bas-Fleuve au cours des années 1970 où il a longtemps colonisé le manioc sans pour autant causer des dégâts importants. C’est vers la fin de la décennie 1980 qu’un changement brusque a été observé dans le comportement cet homoptère stictoccocide dû à des pullulations de sa population, lui conférant ainsi le statut de ravageur majeur. Les dégâts sur la plante vont de la simple réduction de la tubérisation chez les variétés tolérantes, jusqu’à la non tubérisation en cas d’infestations sévères. Ce changement brusque du comportement de la CART était probablement dû à l’intensification de la culture du manioc qui a aussi entraîné des changements dans les pratiques culturales du milieu. Certes que d’autres facteurs écologiques (tel que la dégradation de la forêt à cause de la surexploitation) pourraient avoir été associés à ces changements. Une bonne compréhension de ces facteurs écologiques, associés à certaines pratiques culturales, pourraient aider à réduire les infestations de la CART sur le manioc. Par exemple, les modes de préparation du sol avant la mise en place de la culture arrivent à influencer les infestations. Quand ceux-ci sont couplés à une bonne variété, on constate une amélioration dans la production. La bonne maîtrise de l’agro - écosystème avec autres pratiques améliorerait certes les conditions de production du manioc. A tout cela, il faudrait ajouter la sensibilisation et la formation du paysan pour une bonne adoption. L’approche champ école paysanne est l’approche recommandée pour la formation des paysans.
Zones écologiques ou localité du projet : Les zones des forêts secondaires du Bas-Fleuve, plus particulièrement les forêts secondaires dégradées de Tshela au Sud Ouest en R.D.C. D’autres sites récemment identifiés dans les provinces de l’Est (Kisangani et Beni) du pays pourront être associés.
Résultats attendus : 1) Les pratiques culturales propices à réduire les infestations de la CART sur le manioc seront identifiées, vulgarisées et adoptées 2) Les variétés résistantes à la CART seront identifiées et distribuées aux paysans. 3) Les insectes auxiliaires (ennemis naturels) et pathogènes seront identifiés et testés pour une lutte biologique éventuelle. 4) La production du manioc connaîtra une augmentation.
Impacte potentiel et bénéficiaires du projet: La production du manioc va s’améliorer et par conséquent augmenter le revenu du paysan agriculteur et son bien être dans les sites du projet, conséquence de la réduction des dégâts causés au manioc par la CART ainsi que les infestations de la CART sur le manioc.
Partenaires du projet: 1) Programme National Manioc (PRONAM) de INERA (Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomiques) ; 2) ASAGEL (ONGD) et autres associations paysannes
Investisseurs/bailleurs de fond du projet : IITA Cassava IPM-Project, USAID/ IITA-RDC
Investigateur principal/personne contact: Kasongo Tata-Hangy; tatahangy@yahoo.fr